Déclaration du gouvernement 16-10-2016

26 octobre 2016 à 15:15

 

voici le discours prononcé par Charles Michel à l'occasion de la déclaration de politique générale du gouvernement. Seul le prononcé fait foi.

Regeringsverklaring

Déclaration du gouvernement

16-10-2016
 

 

Monsieur le président,
Chers collègues,
 

Nous voulons un avenir meilleur. Plus solide et plus prospère. Et surtout, nous voulons un avenir plus optimiste.

 

Depuis deux ans, nous travaillons avec ardeur.  Pour moderniser notre pays. Pour mieux le préparer aux défis qui nous font face.

 

Le tax shift – 8 milliards d’euros – la baisse de 33 à 25% des cotisations patronales, le soutien renforcé aux PME, la réforme des pensions ou encore celle de soins de santé …

 

Ce sont autant de premières décisions prises et qui produisent des résultats.

 

Les exportations sont en hausse. Les investissements aussi. La pression fiscale et parafiscale baisse. L’emploi progresse.


Ces résultats sont encourageants mais ils sont, bien sûr, insuffisants.

 

Les intentions annoncées par Caterpillar ou ING nous ont rappelé avec brutalité la hauteur de notre responsabilité. Le devoir de se battre pour chaque travailleur, pour chaque emploi, pour chaque famille.

 

Nous allons poursuivre le travail complexe de mise en ordre de nos finances publiques.

 

Le déficit, s’il n’est pas résorbé, alimente la dette.

 

Chaque euro pour rembourser la dette est un euro perdu pour le pouvoir d’achat, les services publics ou pour garantir les solidarités.

 

Davantage d’efficacité pour créer des emplois. Et davantage de justice et d’équité sur le plan fiscal… Ces deux objectifs sont alliés.

 

Mieux, ils doivent se renforcer mutuellement. Parce que ce sont les plus fragiles qui paient en premier la facture lorsque l’emploi est en berne.

 

Les prévisions macroéconomiques 2017 sont mitigées sur le plan mondial. Cependant, l’activité économique mondiale devrait doucement reprendre.

 

Notre économie a cru plus que prévu cette année et devrait atteindre 1,4% du PIB en 2016.

Le Bureau fédéral du Plan a revu les perspectives, 1,2%  pour 2017. Le FMI prévoit une croissance de 1,4% en 2017.

 

La Banque Nationale de Belgique prévoit la création de 140.000 emplois à l’horizon 2018.


Chères collègues,

 

Des impacts négatifs, au-delà de la Belgique, sont à craindre suite au vote sur le Brexit. Et notre pays est spécialement concerné.

 

Notre économie est très ouverte sur l’Europe et sur le monde.

 

En 2016, les exportations belges ont été encouragées par la baisse des charges sur le travail.

 

Pour la première fois en dix ans, notre balance commerciale sort du rouge. Les exportations ont augmenté de +5,4% en 2016 contre +3,2% pour les importations (Source : BNB).

 

Toutefois, le rythme des exportation pourrait être freiné en 2017 en raison du ralentissement conjoncturel en Europe.

Nous devrons donc redoubler d’efforts dans notre stratégie pour continuer à attirer des investisseurs.

 

Sans tenir compte des opérations exceptionnelles les années précédentes, la croissance du volume des investissements des entreprises ont progressées de 6,2% cette année.

Cela s’explique notamment par des taux d’intérêts relativement bas, mais aussi par une plus grande confiance des entreprises.

 


Monsieur le président,

Chers collègues,

Il y a près de deux ans, nous avons lancé notre programme pour un avenir plus solide.

Nous l’avons fait parce que la situation l’imposait.
Rien de plus simple que de prendre des mesures populaires.
Surtout lorsque l’on transfère la facture.
Mais, nous refusons de faire ce choix.

Notre balance commerciale affiche un résultat positif, et ce pour la première fois en dix ans.

La confiance des entreprises s’est améliorée.

D’après l’OCDE, la Belgique est l’un des pays qui a procédé aux réformes fiscales les plus importantes en 2015.
 

Les fondements sont donc posés !

Nous maintenons le cap :

Un budget en ordre,

des réformes structurelles
et un pacte pour les investissements stratégiques.


 

 

 

  1. Un budget en ordre pour soutenir l’économie réelle

 

 

Ce vendredi, le Gouvernement a bouclé le budget 2016- 2017 et a validé de nombreuses réformes.

 

Nos engagements européens sont respectés. Le Gouvernement poursuivra l’objectif d’amélioration du solde structurel fixé à 1,2% du PIB pour la période 2016-2017.


Et nous choisissons de maintenir possible un retour à l’équilibre en 2018.

 

Cet engagement implique un effort budgétaire de 3 milliards d’euros. Et nous somme prudents. Un buffer de 739 millions d’euros (soit 0,17% du PIB) a été décidé.

Il vise principalement à prendre en compte l’évolution des recettes fiscales.

 

Nous avons d’abord assuré un monitoring minutieux de nos décisions. Ligne par ligne et sans tabou.

 

Nous avons ainsi identifié 1,2 milliards d’euros correspondant à la complète exécution de mesures préalablement décidées. Et nous prenons  de nouvelles mesures pour un montant d’1,8 milliards d’euros.  

 


 

 

 

Et nous avons fait des choix importants et cohérents :

 

  • Pas de taxe sur la consommation : ni TVA ni accises;
  • Aucune taxe sur les travailleurs :
  • Pas de restrictions des allocations de chômage ;
  • Aucune modification du mécanisme de l’indexation.

 

Nous poursuivrons ainsi notre soutien pour le pouvoir d’achat et la baisse des charges sur le travail. Le tax shift est confirmé.

 

Dès 2016, 80€ net par mois pour un bas salaire. 1000€ net par an.

 

A l’horizon 2019, 140€ net par mois pour les bas revenus !

 

C’est une décision qui crée la différence dans le quotidien de très nombreuses familles.

 

Chers collègues,

 


100% des nouvelles recettes fiscales visent les revenus du capital ou la fiscalité environnementale, soit 600 millions d’euros :

 

  • A partir du 1er janvier 2017, le précompte mobilier passera de 27 à 30% (385millions)
  • La taxe de bourse est élargie et le plafond est doublé. (76 millions)
  • Les plus-values internes (31 millions)
  • La réforme de la fiscalité sur la carte essence (pour les employeurs) couplée au libre choix mobilité (100 millions)

 

Chers collègues,

 

Il y a deux ans, à cette tribune, nous avions promis de ne pas augmenter la pression fiscale. Nous faisons mieux que prévu.


La pression fiscale et parafiscale globale a baissé de 1,2 milliards (37,1%  à 36,6%) depuis 2014.

 

Et mieux encore, la pression fiscale et parafiscale sur le travail a diminué… de 3,4 milliards (26,3% en 2014 à 25,4%).


La dynamique des réformes structurelles

 

 

Chers collègues,

 

 

En deux ans, nous avons engagé la dynamique des réformes structurelles.

 

 

Nous avons soumis plus de deux cents textes de lois au Parlement pour réformer notre pays en profondeur.

 

Le monde change. Avec une rapidité totalement inédite. Nous devons donc adapter notre modèle économique et social.

 

Créer et faire grandir les entreprises, inventer les nouvelles solutions, innover et garantir de fortes solidarités.
 

 

Nous avons des atouts et nous connaissons des succès.

 

  • Audi  investit 600 millions d’euros à Bruxelles.
  • A Louvain-la-Neuve, IBA recrute 400 personnes pour poursuivre son développement industriel.
  • Et Pfizer vient d’inaugurer son nouveau centre logistique européen à Zaventem.
  • AGORIA annonce la création de 3.000 nouveaux emplois en 2016 dans l’industrie technologique. Elle en prévoit 10.000 supplémentaires à l’horizon 2020.
  • Et il y a bien d’autres exemples.

 

 

Le taux de chômage est au plus bas depuis un quart de siècle.

Cependant, le taux d’emploi stagne.

 

Il ne progresse pas suffisamment. parce que beaucoup de jeunes font leur entrée sur le marché du travail.

 

C’est pour cette raison que nous relançons les starters jobs : afin d’encourager l’emploi des jeunes.

 

 

 

 

 

 

Chers collègues,

 

Au nom du Gouvernement, je vous l’annonce aujourd’hui. Nous engageons ou nous amplifions 7 réformes stratégiques pour stimuler l’emploi et renforcer la cohésion sociale.

 

  1. La modernisation du marché du travail
  2. La réforme de la loi de 1996 sur la compétitivité et formation des salaires
  3. La loi e-commerce et l’agenda digital
  4. La mise en place d’un libre choix mobilité
  5. La réforme des pensions
  6. La réforme des soins de santé et des régimes d’indisponibilité/ invalidité
  7. ISOC/encouragement à l’investissement/impôt sur les actions y compris les plus-values

 

Je souhaite vous les présenter.

 

 

  1. La réforme du marché du travail

 

La modernisation du marché du travail doit permettre aux citoyens de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Elle offre également l’opportunité de mieux exploiter les nouvelles technologies.

Les partenaires sociaux restent des interlocuteurs de premier plan pour réaliser ces réformes.

Mais l’objectif est clair : les nouveaux régimes de travail doivent offrir une plus grande liberté ! Pour les employeurs et pour les travailleurs.
 
C’est pourquoi nous soutenons une plus grande flexibilité du temps de travail, des régimes de congé et de la formation.


Annualisation du temps de travail

La semaine des 38 heures continue d’exister mais elle sera désormais calculée sur une base annuelle.

Dès lors, celui qui prétend que, demain, tout le monde va devoir travailler 45 heures par semaine, déforme la réalité… Et je suis diplomate…

L’annualisation doit être « activée » au niveau de l’entreprise ou au niveau sectoriel.

 

100 heures supplémentaires volontaires et rémunérées
 

Les travailleurs ont aussi la possibilité de faire usage d’un maximum de 100 heures supplémentaires volontaires. Ces heures sont immédiatement rémunérées, avec un sursalaire.

 

Formation

 

Les formations organisées au sein des entreprises représentent une importante valeur ajoutée. C’est pourquoi nous consolidons le cadre destiné à stimuler les formations.
 

 

 

Télétravail occasionnel/horaires flottants

 

Aujourd’hui, les travailleurs sont contraints de prendre congé pour faire face à des situations imprévues : visites chez le docteur ou rendez-vous à l’école.

Or, en autorisant le télétravail occasionnel, nous offrons à nouveau une plus grande liberté aux travailleurs.

Les horaires de travail flottants s’intègrent aussi dans ce cadre. Le travailleur peut fixer lui-même le début et la fin de ses prestations.  
 
Le travailleur dont l’enfant est malade et qui a épuisé toutes les possibilités de congé peut demander à l’employeur des dons de jours de congé.

Simplification du temps partiel

Nous veillons aussi à ce que le système de travail soit moins rigide.

L’obligation d’intégrer tous les horaires, les uns après les autres, dans le règlement de travail est supprimée.

Voilà une importante simplification administrative.

En outre, les travailleurs à temps partiel peuvent demander que soient apportés des modifications et des glissements dans leur horaire de travail, sans pour autant donner lieu à un sursalaire.

Nous permettons aussi aux travailleurs d’épargner des congés. S’ils changent de travail, ils peuvent également se faire payer ces jours.

Le temps épargné n’est donc plus perdu.

Il s’agit d’un accord équilibré dans l’intérêt des entreprises et des travailleurs et qui créera de l’emploi.

 

2.2 Loi de ‘96


Ces deux dernières années, nous sommes parvenus à résorber le handicap salarial.

Désormais, il nous faut également veiller à ce que le coût du travail ne reparte pas à la hausse par rapport à nos pays voisins.


C’est dans cette optique que la loi de 96 est adaptée.

L’actuelle norme salariale est encore en vigueur jusqu’à la fin de cette année. À compter de 2017, la loi actuelle sera modifiée.

Les indexations et augmentations barémiques des salaires demeurent, comme c’est le cas aujourd’hui, garanties.

Cependant, la loi sera adaptée sur la base d’une fixation bisannuelle de la norme salariale par les partenaires sociaux ou les autorités.

Le handicap salarial historique est également pris en considération.
 

 

 

  1. Agenda digital – e-commerce

 

La troisième réforme est celle de l’agenda digital et de l’e-commerce.

Le secteur du numérique nous offre la possibilité de créer des dizaines de milliers d’emplois. Mais cet objectif ne pourra être atteint que si nous nous adaptons rapidement.

Notre pays entend se présenter comme un pionnier dans ce domaine.

Nous sommes le premier État européen à octroyer la même valeur aux documents électroniques et aux documents papier.

Nous avons créé un taks shelter pour les jeunes entrepreneurs. Mais, dans le domaine de l’e-commerce, nous ne pouvons nous permettre d’attendre.

Voilà pourquoi nous tenons à adapter le cadre légal du travail de nuit.

Le commerce en ligne a le vent en poupe. C’est donc le moment, aujourd’hui et maintenant.

Nous entendons équiper nos entreprises d’e-commerce d’armes égales pour qu’elles puissent entrer en concurrence avec nos pays voisins.

  1. Voitures de sociétés

 

La transition énergétique et la COP 21 nous amène à revoir notre politique en matière de mobilité.

 

Dans cette perspective, nous réformons la fiscalité sur la carte essence (concernant les employeurs).

 

Et nous souhaitons introduire le libre choix pour les travailleurs : une voiture de société, un autre mode de déplacement ou du salaire net.
 

Il ne s’agit donc pas de pénaliser la voiture mais de permettre un encouragement pour d’autres modes de déplacement.

 

  1. Pensions

 

J’en viens maintenant à la réforme des pensions. L’espérance de vie a beaucoup augmenté ces dernières années.

 

Le Gouvernement a approuvé plusieurs nouvelles réformes de notre système de pensions.

 

 

Nous entendons prendre en compte la pénibilité du travail. Les fonctions lourdes bénéficieront de modalités plus favorables pour partir en pension anticipée ou pour bénéficier d’une pension plus élevée.

 

Le gouvernement a fixé des enveloppes budgétaires qui vont permettre la mise en œuvre des réformes.
 

Des critères précis, objectifs, enregistrables et mesurables seront utilisés. La réforme entrera en vigueur le 1er janvier 2019.

 

La réforme des pensions harmonise les régimes et allonge la durée des carrières.

A l’horizon 2020, nous allègerons la pression qui pèse sur la viabilité du système de pension de 1,5 milliards d’euros, tout en renforçant le pouvoir d’achat des pensionnés.

 

  1. Santé /Invalidité
     

La santé est un bien précieux. Notre système de santé se situe parmi les meilleurs du monde. Et nous voulons garantir l’accès à des soins de santé de qualité. Nous refusons une médecine à deux vitesses.

Dans cet esprit, nous avons validé le pacte pharma et nous poursuivons la réforme du financement des hôpitaux en concertation avec le secteur.

 

Le nombre de malades de longue durée a cru de 64% en dix ans pour culminer fin 2015 à 370.400 absents depuis plus d’un an.  

Une réforme visant à encourager la responsabilisation et à favoriser la réintégration

 

  1. Impôt des sociétés/soutien à l’investissement et taxation des actions en ce compris les plus-values


Concilier efficacité économique et équité fiscale, le défi est crucial !

Nous nous attelons intensivement à l’examen des propositions du ministre des Finances sur la réforme de l’impôt des sociétés.

Notre objectif est d’améliorer l’attractivité de notre pays, de davantage soutenir les PME et de créer des emplois.

Nous voulons renforcer la sécurité et la stabilité juridiques ainsi que l’équité fiscale.

Nous examinerons en outre des propositions destinées à conjuguer efficacité économique et équité fiscale.

 

C’est ainsi que nous étudierons la possibilité d’implémenter des mesures qui favorisent les investissements, surtout à moyen terme (PME + agenda digital + starters).

 

Nous examinerons aussi les propositions relatives à la taxation des actions en ce compris des plus-values.

 

À la lumière d’analyses et de simulations, des propositions relatives à ces thèmes pourront être soumises au gouvernement.

 

Dumping social

 

Chers collègues,

 

Chacun doit participer au financement des solidarités. Avec les secteurs concernés, nous agissons contre le dumping social.


Nous n’acceptons ni la concurrence injuste ni le recul des règles sociales.

 

Nous avons adapté les règles des marchés publics. Nous soutenons les initiatives européennes pour changer la directive détachement.

 

En 2015, le plan d’action fraude sociale et dumping social a rapporté 180 millions d’euros.

 

Nous luttons aussi contre la fraude fiscale. Près d’une centaine d’agents ont été recrutés à l’ISI. C’est 25% du personnel en plus. Nous allons continuer à agir dans ce domaine important.

 

Grâce à ses moyens supplémentaires, en 16 mois, du 1er janvier 2015 au 30 avril 2016, 448 millions d’euros ont été effectivement perçus.
 

 

3. Investir à nouveau (PNIS)


Outre notre budget et les réformes structurelles, une stratégie d’investissement s’impose.

 

Si un pays, tout comme une entreprise, s’abstient d’investir, il s’appauvrit et transmet une dette cachée aux générations futures.

J’ai lancé en comité de concertation un projet de pacte stratégique.

Ce projet identifie les différents secteurs dans le respect des compétences de chaque niveau.

En voici quelques priorités : la mobilité, la transition énergétique, l’agenda digital.
 

Nous entendons composer un comité stratégique avec des experts académiques, économiques et financiers.

Ce plan doit être réalisé à l’horizon 2030.


Je compte aussi sur le soutien de personnalités non politiques susceptibles de jouer un rôle dans le déploiement de la stratégie.

Mon objectif est de rapidement identifier les projets concernés et les méthodes de financement.

Il y a un mois, le gouvernement a annoncé le pacte national d’investissement. L’accueil fut très positif.

J’espère que l’on pourra compter sur une collaboration positive avec le Parlement.


Arco


Concernant Arco, l’on confirme l’obtention d’un accord s’agissant de l’exécution d’un régime opérationnel en vue du dédommagement partiel des coopérants personnes physiques de coopératives financières agrées.

 

À l’initiative du ministre des Finances, un régime sera mis au point.

 

Une taskforce sera créée afin d’accompagner la mise en œuvre de ce régime.

 

La mise en œuvre opérationnelle sera lancée en 2017.

 

Sécurité – Justice

 

Chers collègues,
 

 

Notre pays est peut-être l’un des meilleurs endroits au monde pour vivre libre.
Libre d’aimer.
Libre de critiquer.
Libre de croire ou de ne pas croire.
Libre de ne pas être d’accord ou de faire de la politique.

Et pourtant, notre démocratie a été la cible, cette année, d’attentats tragiques.

En ce jour, je tiens à nouveau à rendre hommage aux victimes.

Et à nos secouristes,

nos agents de police,

nos services de sécurité et de renseignement.

Nos militaires dans les rues.

Merci de garantir notre sécurité et notre liberté.

 

Chères collègues,


A Bruxelles et à Zaventem, nous avons été ébranlés dans nos certitudes.


Nous devons être à la hauteur de ceux qui ont été dramatiquement frappés par ce drame.

 

Etre à la hauteur, c’est mobiliser des capacités supplémentaires pour nos services de renseignements et de sécurité.

 

En deux ans, nous avons dégagé  640 millions d’euros additionnel pour renforcer la sécurité.

 

Au total, plus de 1.000 agents supplémentaires seront recrutés pour renforcer les services de sécurité.

 

30 mesures ont été décidées pour faire face à la menace terroriste.

 

Les perquisitions sont possibles 24 heures sur 24 pour le terrorisme.

Les écoutes téléphoniques ont été étendues dans le cadre du terrorisme pour faciliter le travail de la police.

 

Nous sommes conscients des difficultés. Et nous agissons.

Le plan « Canal » a été décidé. 485 agents viennent prêter main-forte aux services dans sept communes.

 

Les effectifs judiciaires supplémentaires complètent le dispositif. Et les premiers résultats sont là : 600 personnes ont été rayées des registres nationaux et 57 personnes considérées comme dangereuses ont été interpellées.

 

Chers collègues,

Notre travail au niveau de la sécurité n’est pas terminé.

La législation sur les caméras de surveillance sera adaptée.

Les services de gardiennage seront aussi réformés afin d’améliorer leur efficacité.
 

La discussion relative aux missions clés de la police reste une priorité.

 

 

Justice

 

Nous avons mené une politique volontariste sur le plan de l’informatisation de notre système judiciaire.

 

Les 5 lois pot-pourri qui ont été adoptées ont permis d’engranger d’énormes progrès au niveau des procédures de droit civil et pénal.

 

Le traitement des actions en justice s’est accéléré et la charge de travail des tribunaux allégée.

Près de 100 millions d’euros ont été libérés à des fins d’investissement et de recrutement.

De nouveaux postes vacants ont été publiés auprès de l’ordre judiciaire : 455 magistrats et plus onze cent membres du personnel judiciaire.

L’aide juridique a été réformée en vue d’en améliorer l’accès et d’éviter les recours inutiles.

Nous avons gelé les économies au niveau du personnel de surveillance, pour cette année et la suivante.

Nous nous attelons intensivement à l’analyse du Masterplan Prisons.

Le gouvernement entend réduire la surpopulation et rénover les infrastructures.

Les résultats parlent d’eux-mêmes : cette année, l’on recense déjà 1200 personnes de moins dans nos prisons par rapport à l’année dernière.


Énergie


Dans le domaine de l’énergie, il nous faut développer une vision à long terme.
Nous devons œuvrer à une plus grande indépendance.
Notre objectif doit être d’atteindre un mix énergétique efficace.

Une électricité bon marché tant pour le consommateur que pour les entreprises.

 

Le gouvernement prépare la sortie du nucléaire.
Non seulement en matière de gestion des déchets mais aussi en exécutant un plan national « énergie-climat » à l’horizon 2030.

 

Asile

 

Nos frontières forment les frontières extérieures de l’Europe.


L’année dernière, notre pays a fait preuve d’une très grande solidarité.

Désormais, la tendance s’est inversée. En 2016, en moyenne 3700 demandes affluaient chaque mois. Nous en comptons aujourd’hui 1500 par mois.

 

Le gouvernement s’est engagé avec détermination dans une politique de retour efficace.

Cette année, nous comptabilisons déjà plus de 4000 rapatriements !


L’expulsion de criminels illégaux est l’un de nos chevaux de bataille absolus.

L’année dernière, plus de 1400 criminels ont été renvoyés.

Soit le double par rapport à 2014.

Et cette année, le chiffre sera encore bien supérieur !

Nous sommes solidaires envers ceux qui en ont besoin et stricts avec ceux qui commettent des abus.


Affaires étrangères – Défense – Coopération au développement

 

Chers collègues,

 

L’Europe est confrontée depuis plusieurs années à une addition de secousses.

La guerre et d’instabilité au sud de nos frontières extérieures (Syrie, Irak, Lybie) a ouvert la voie à une pression migratoire inédite depuis le siècle passé.

 

La pression liée aux attentats terroristes sur le sol européen accentue les angoisses et les incertitudes.

 

La relation avec la Russie suscite aussi des questionnements et des doutes.

 

Et puis, le vote britannique en faveur du Brexit est révélateur d’une forme de scepticisme sur l’avenir de l’Europe.

Cet idéal européen a pourtant longtemps raisonné comme une évidence.


Au Sommet de Bratislava, un processus nécessaire mais fragile de relance du projet européen a été initié.

 

Nous jouerons un rôle actif afin de rapprocher le projet européen des préoccupations directes des citoyens.

 

La Belgique veut être un partenaire loyal et fiable. Avec réalisme et sans naïveté.

 

Dans le Concert des Nations Unies ou encore au sein de l’OTAN, nous choisissons d’assumer notre responsabilité et de prendre nos parts de solidarités.

 

Pour cette raison, nous sommes candidats pour un siège non-permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies 2019-2020.

Nous souhaitons également donner un avenir à court, moyen et long terme pour notre défense. C’est le sens de la vision stratégique.

 

Nous respecterons les engagements pris en Pologne lors du dernier sommet de l’OTAN.

Nous avons démarré, au Conseil des Ministres, l’analyse du projet de loi de programmation militaire.

 

La note Afrique a récemment été soumise au Parlement. Elle balise notre stratégie pour ce continent voisin qui nous lie par l’histoire autant que pour le futur.

Les objectifs stratégiques de développements durables sont une ligne cardinale dans notre politique de coopération au développement.

 

Conclusion


Chers collègues,

 

J’ai tenté de vous présenter l’état de notre pays, d’identifier les succès et de reconnaitre les faiblesses qu’il faut corriger.

 

J’ai surtout voulu mettre en évidence les projets de réformes indispensables pour faire grandir la confiance.

 

Pour renouer avec l’espoir d’un avenir plus solide. Comme vous, je mesure bien que nos concitoyens sont confrontés, souvent, à des inquiétudes lancinantes.

 

La crainte de perdre son emploi ou la peur de ne pas réussir à en décrocher un, les factures à la fin du mois,… Mais aussi le terrorisme et le sentiment d’insécurité.

 

21% de la population présente le risque de basculer dans la pauvreté. 1 belge sur deux n’est pas capable de faire des paiements sur internet.

 

Personne ici ne peut être indifférent par rapport à cette situation. Et c’est pour cette raison que nous sommes tellement déterminés à réussir le redressement économique et la cohésion sociale.

 

« Vaincre la pauvreté n’est pas un geste de charité. C’est un acte de justice. Il s’agit de protéger les droits humains fondamentaux, le droit de vivre dans la dignité. Libre et décemment ». Ce sont les mots de Nelson Mandela.

 

C’est aussi le sens de notre action. Parce que le progrès économique, la création d’emplois et la justice sociale sont intimement liés à nos yeux.

 

Nous agissons pour produire des effets. Nous ne nous contentons pas de gérer la pays à la petite semaine, d’aligner des budgets copier-coller les uns après les autres. Nous inscrivons notre action dans une vision clairvoyante de l’avenir.

Cet avenir que nous voulons rendre meilleur pour nos concitoyens.

Décrocher un job, étudier,  se soigner et se sentir protégé par l’autorité de l’Etat.

 

Nos réformes portent leurs premiers fruits. Nous allons poursuivre sur cette lancée pour amplifier les résultats positifs.

Plus d’encouragements pour le travail et pour l’initiative, plus de soutien pour les PME, plus de justice et d’équité sur le plan fiscal et social, plus d’innovation et de créativité.

 

Ce sont les lignes de force du projet que nous voulons  concrétiser.

 

L’optimisme sans naïveté. La confiance sans illusion.

 

Plus que jamais, nous savons que le meilleur atout de ce pays, ce sont ses citoyens, leur inventivité, leur générosité.

 

Pour cette raison, nous voulons un avenir meilleur. Plus solide et plus prospère. Nous voulons un avenir plus optimiste.

Je vous demande d’accorder la confiance au Gouvernement.

 

 

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